Sophrologue Energéticien Alexis DUBOC

Les quatre grandes émotions​

les quatre émotions de base

Les quatre grandes émotions

Savoir gérer son stress, ses émotions n’a rien d’inné. Parfois difficile à appréhender, les émotions et les sentiments font partie intégrante de notre quotidien et font de nous des êtres humains à part entière. 

Nous sommes tous venus au monde avec « un pack » de 4 émotions de base, que je me propose de vous faire découvrir aujourd’hui. 

Mais avant tout, et pour bien faire la différence, posons nous la question de la différence entre une émotion et un sentiment. 

Innée et génétiquement déterminée en tant que fruit de l’évolution, l’émotion trouve son origine dans le système limbique et la partie la plus primitive du cerveau. Se définissant sur le plan psycho-physiologique, les émotions proviennent du système nerveux et provoque des réponses rapides pour permettre l’adaptation au nouvel environnement ou à une situation brutale et inconnue (syndrome d’adaptation).

Le sentiment, lui, est le fruit de la pensée abstraite, le sentiment appartient au lobe frontal et se définit sur le plan verbal. Le sentiment vient de l’interprétation cérébrale que nous faisons des événements et des sensations.

Partant de cette nouvelle donnée, nous pouvons aller plus avant dans la découverte de nos quatre émotions primaires qui, on le comprendra aisément, sont le point de départ de toutes les autres émotions que nous pouvons ressentir dans notre quotidien. 

La tristesse

Confronté au deuil dans son intégralité, l’esprit vit la rupture d’un attachement. Elle se traduit par une douleur émotionnelle associée ou caractérisée par des sentiments de désespoir, de chagrin, d’impuissance et de déception. Des pleurs, une perte d’appétit ou une perte de vitalité se font souvent ressentir. Même s’il s’agit là de l’émotion que nous cherchons à tout prix à fuir elle remplit un ensemble de rôles essentiels de protection d’apprentissage et d’évolution ainsi la tristesse nous est utile pour apprendre à éviter les situations qui la provoquent⁠. Elle a également pour fonction de nous faire prendre du recul sur nos actions passées. La tristesse va souvent nous amener à nous poser énormément de questions sur nous même, nos valeurs, nos actes. Cette introspection peut nous mener à nous questionner sur les raisons de nos échecs. Nous pouvons également interpréter la tristesse comme un sentiment qui va nous protéger de l’agressivité des autres. La tristesse étant souvent associée à la difficulté, l’expression de cette émotion va indiquer à ceux qui seraient en capacité de nous faire du mal que cela est inutile. Enfin, sa fonction est d’attirer la sympathie ou l’empathie d’autrui. En effet, l’expression de notre tristesse va amener nos proches et nos amis à nous apporter leur soutien. Les liens amicaux, sociaux vont pouvoir se resserrer et nous permettre d’être des soutiens de poids face à notre souffrance. Cette émotion réclame donc le soutien, la compréhension et le renforcement des liens sociaux, capital à notre développement et notre évolution. 

La colère

La colère est une réaction émotionnelle qui se produit lorsqu’une personne perçoit un événement, une situation, des actions ou les paroles d’une autre personne comme étant une attaque et/ou une menace. La violation de nos propres valeurs, l’injustice ressentie ou vécue, la frustration ou encore le déséquilibre de l’équation  action+ résultat attendu / résultat obtenu sont autant de facteurs pouvant déclencher une réaction de colère chez chacun d’entre nous. L’énergie mise en œuvre lors de l’explosion d’un épisode de colère peut être potentiellement prodigieuse. Tout le corps est mobilisé et c’est pourquoi nous pouvons nous sentir épuisé après un tel événement. Elle est connue comme l’émotion à réaction instantanée et nous pousse parfois à réagir de manière totalement disproportionnée pouvant aller jusqu’à la violence verbale ou physique.

 

L’utilité première de l’expression de la colère est le fait de mobiliser l’énergie nécessaire pour changer les conditions de vie qui ne conviennent pas à un groupe social ou à une personne en particulier.  Elle demande justice, réparation du tort causé par l’autre. Elle permet de mettre des barrières infranchissables au respect de notre être profond et de nos valeurs ainsi que de notre environnement. Une fois la réparation ou le résultat attendu est obtenu l’émotion n’a plus lieu d’exister et disparait. Le ressenti, lui, peut perdurer plus longtemps. 

La peur

Connue comme étant la plus vieille des émotions au monde, la peur est une émotion ancestrale directement reliée à notre cerveau archaïque, plus connu sous le nom de cerveau reptilien. Nous ressentons de la peur quand il y a danger réel ou imaginaire. Plus globalement c’est l’émotion du changement et de l’adaptation à une situation inconnue. L’esprit détestant l’inconnu ou les situations de changement vers l’inconnu il va provoquer cette émotion afin de protéger le corps et l’esprit d’un potentiel danger mettant le sujet dans un état de refus systématique de ce changement à venir. Il y a, on le sait, trois possibilités de réaction face à une situation de peur : la fuite, le combat ou la tétanie et l’impossibilité de réaction. Les deux premières réactions que sont la fuite ou le combat n’ont qu’une utilité : nous sauver la vie. La tétanie apparait lorsque le cerveau reçoit trop d’informations d’un coup et à l’image d’un ordinateur dont on ouvrirait tous les programmes d’un coup, plante et ne plus réagir. En effet lors d’un épisode brutal et inconnu du conscient et de l’inconscient ou la peur est provoquée le cerveau enregistre instantanément toutes les informations de l’environnement et cherche dans « sa base de données » toutes situations potentiellement similaire déjà vécues. S’il n’y a aucune référence, nous pouvons facilement comprendre qu’aucune réaction adaptée à ce stimuli ne pourra être déclenchée. Il y aura alors, par défaut, la réaction primaire connu comme innée de l’inconscient qu’est la fuite automatique de la situation. Plus tard le cerveau va « compiler » toutes les données recueillies lors de l’événement vécu et garder en mémoire, dans l’inconscient tout ce que les sens ont enregistré. De fait, lorsqu’un événement similaire sera vécu plus tard, le moindre bruit, odeur, ou chose visuelle qui viendrait à survenir la réaction sera immédiate et le cerveau adaptera le comportement de manière instantanée. Cette émotion disparait dès que le sujet se retrouve en zone de sécurité ou dans un environnement connu. Emotion de l’adaptation mais aussi de l’anticipation, la peur est notre meilleure alliée pour sauver l’intégrité du corps et nous maintenir en vie. 

La joie

C’est vers cette émotion que nous tendons tous à aller. La joie nous montre que ce que nous faisons fonctionne et nous épanouit. Elle nous  invite à continuer dans le même sens, à « faire durer » et à partager les succès. On éprouve de la joie quand on est en train d’assouvir un besoin, exaucer un désir et que l’on prend le temps de s’en rendre compte. Contrairement au bonheur, la joie se focalise sur quelque chose de précis. Elle a pour fonction de nous auto-récompenser de nos efforts, nous faire du bien et renforcer notre motivation à agir, notre créativité et nos liens avec les autres. Elle nous invite à nous dépasser et à développer notre confiance en soi. C’est une émotion dite d’ouverture car elle sert à partager des bons moments avec les autres. Elle nous permet de nouer des liens affectifs avec autrui et de nous procurer le sentiment d’être aimé et apprécié en retour. Elle s’accompagne toujours du sentiment d’être aligné, d’être en total accord avec nous-mêmes. C’est en ce sens qu’identifier les éléments de notre joie est précieux pour pouvoir nous en servir ensuite dans notre fameuse quête du bonheur. Elle nous permet, tout simplement, d’affronter les hauts et les bas de notre vie, tout en continuant à sourire et à avancer. Libérateur de dopamine (hormone du plaisir immédiat) et de sérotonine (hormone du bien-être et de la bonne humeur) elle déclenche de fait la relaxation et l’excitation. Cercle vertueux, plus la joie est ressentie plus l’investissement dans un projet, dans un travail est productif.  Indispensable dans nos liens sociaux la joie à l’instar de beaucoup de nos émotions est communicative et renforce la solidité de ces liens. 

En conclusion

Ces quatre grandes émotions de base constituent ce qu’on appel aujourd’hui l’intelligence émotionnelle et fait de nous des êtres humains à par entière. On comprend alors que même si ces émotions sont parfois difficiles à vivre ou à gérer, elles ont toutes une utilité et une parfaite harmonie dans notre évolution, notre apprentissage et la qualité de nos relations sociales. 

Lorsque ces émotions débordent et deviennent incontrôlables dans notre quotidien, apprendre à les connaitre, les identifier est une première étape vers le chemin de la maitrise. La sophrologie et le Reiki ainsi que les fleurs de Bach ont également prouvées leurs efficacités dans la gestion et l’apaisement des émotions débordantes

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